août
2011

Produits, Technique

Le choix de Benjamin Fedor, Directeur technique et gérant du bureau d’études Act Environnement

MOTS CLÉS : , , , ,

 

«Nous vivons une véritable révolution dans le domaine de la construction. La qualité et les enjeux à long terme sont les nouvelles priorités.»

CHR Metz

Qu’entend-on exactement par étanchéité à l’air d’une construction ?

Certains bâtiments surconsomment jusqu’à 30 % d’énergie à cause de «courants d’air» qui passent par de microfuites. Par exemple, autour de fenêtres ou de portes mal scellées, ou à travers les caissons  de volets roulants ou les ouvertures destinées à laisser passer des canalisations. L’étanchéité à l’air d’un bâtiment consiste à limiter au maximum ces fuites, garantissant ainsi la parfaite maîtrise des déperditions d’énergie d’un bâtiment.

Pourquoi est-elle aujourd’hui primordiale ?

La RT 2012 exige que les microfuites d’un bâtiment n’excèdent pas un cumul de 2 m2 (en moyenne, varie selon la taille du bâtiment). Aujourd’hui, on rencontre encore des cumuls de plusieurs dizaines de m2, soit l’équivalent d’une baie vitrée ouverte, été comme hiver !

La généralisation de la ventilation double flux, qui a comme effet de mettre l’intérieur des bâtiments en légère dépression, va aussi amplifier les circulations d’air dans les microfuites et exiger une étanchéité supérieure.

Comment pourra-t-on obtenir ces niveaux d’étanchéité ?

On a longtemps cherché à produire un maximum de surface au moindre coût. Aujourd’hui, on se rend compte qu’il faut aller vers plus de qualité. Accepter de passer davantage de temps sur un chantier, avec du personnel mieux formé, est la meilleure façon d’obtenir des bâtiments durables, économes et répondant aux nouvelles normes, notamment BBC1. C’est d’autant plus important que la nouvelle réglementation entraîne des responsabilités accrues pour les entreprises, notamment pour la garantie décennale.

Les matériaux utilisés jouent-ils aussi un rôle important ?

Oui, car la continuité de l’isolation est la clé de l’étanchéité. Si l’on recourt à des panneaux isolants, à l’intérieur, il faudra rajouter un pare-vapeur continu et isoler chaque découpe, comme celles nécessaires autour des prises électriques. Pour l’extérieur, si on utilise des blocs béton, on devra rajouter une membrane d’étanchéité d’un seul tenant tout autour du bâtiment. En revanche, le béton prêt à l’emploi, coulé d’une pièce, permet de s’affranchir de ces contraintes.

(1) : BBC : Bâtiment Basse Consommation

L’essentiel

Le béton prêt à l’emploi, recommandé pour l’étanchéité à l’air

  • Le BPE est un matériau uniforme et continu.
  • Il évite les fuites au niveau des joints entre les différents matériaux d’une construction.
  • C’est une solution constructive rapide.
  • Le BPE s’inscrit dans une démarche qualitative. S’il nécessite un peu plus de temps de mise en Å“uvre et d’investissement au départ, il permet ensuite d’effectuer d’importantes économies à l’usage.
  • Il répond aux nouveaux enjeux de la RT 2012 et de ses évolutions futures, notamment celles attendues pour 2016.