août
2010
Les attraits de la maison individuelle en secteur « diffus* »
Malgré un contexte de croissance modérée, la maison individuelle figure toujours parmi les premières aspirations d’une majorité de Français.
La décision de s’engager dans la construction de la demeure de ses rêves est déterminée par une multitude de facteurs subjectifs, mais également objectifs. Au-delà des choix et modes de vie de chacun, les limites sont fixées par le profil particulier et les capacités financières du ménage. Dans ce domaine, les règles en vigueur dans notre pays en matière de solvabilité et d’obtention de crédit offrent, jusqu’à aujourd’hui, de véritables garanties à toutes les parties prenantes. Outre le style, la qualité et le confort du bâti, le choix des candidats à la propriété individuelle sera guidé par les conditions de transport et le niveau des services de proximité.
En province et dans les zones rurales, la réponse à la demande dépend, dans une large mesure, des intérêts locaux et de la politique foncière des collectivités locales. La mise à disposition de surfaces de terrain à bâtir suffisantes, associée à un bon niveau d’infrastructures, constitue l’un des principaux vecteurs de développement du marché. Ce dernier est ouvert aussi bien aux primo-accédants qu’aux secondes accessions.
Dans les centres urbains et les zones périurbaines, le marché est plus tendu. Son développement est lié à la capacité des acteurs locaux à conduire une planification équilibrée et responsable, en termes de mixité entre habitat individuel et collectif et de respect de l’environnement. Tandis que les primo-accédants sont dans l’obligation de s’éloigner de plus en plus de ces zones tendues, seuls les seconds accédants, bénéficiant d’un apport substantiel, ont la possibilité d’y faire construire. Ces derniers s’orientent notamment vers l’acquisition de terrains industriels ou des projets de reconstruction d’anciennes bâtisses.
Les dernières évolutions du marché
Les ventes de maisons individuelles neuves et d’extensions « en diffus », c’est-à -dire hors du secteur de la promotion, ont fortement baissé depuis le point haut de l’année 2006. Durant cette période, le nombre de logements commencés est passé d’environ 200 000 unités à moins de 130 000 en 2009. Pourtant, les niveaux actuels restent supérieurs au seuil le plus bas atteint en 1993 (moins de 100 000 unités). Outre la baisse progressive des taux d’intérêt d’emprunt et du prix du foncier, la décrue amorcée à partir de 2006 a été ralentie par le doublement des prêts à taux zéro (PTZ) et les autres mesures fiscales en faveur des primo-accédants. Mais, à partir de cet été, ces mesures exceptionnelles devraient être beaucoup moins favorables. Néanmoins, la reprise des ventes depuis fin 2008, estimée à 8 % selon le cabinet Caron Marketing, laisse espérer de retrouver à l’avenir un rythme annuel de 150 000 logements commencés.
Les perspectives du marché de la maison individuelle sont étroitement liées aux engagements de l’État en matière de financement et aux initiatives des collectivités territoriales en faveur de l’intégration d’un urbanisme privé et d’une offre de terrain à bâtir dans leur plan d’occupation des sols. Parallèlement, au regard des défis du Grenelle de l’environnement, la construction de maisons économes en énergie doit être encouragée par les pouvoirs publics. À l’image du bloc béton, les matériaux actuels, associés aux dernières innovations en matière de solutions d’isolation et de systèmes constructifs, permettent de réaliser, dès maintenant, des maisons conformes aux exigences de demain. Tout en respectant les enjeux du développement durable, les professionnels de la construction de maisons individuelles ont ainsi la capacité de satisfaire et de concrétiser le souhait majoritaire des Français pour leur logement.
* Diffus : maison construite sur un terrain déjà acheté par le ménage en un acte juridiquement distinct, par opposition à la Promotion, où le ménage achète, en un acte commun, maison et terrain.











