août
2011
Bilan et perspectives de la consommation de ciment en 2011
Les valeurs très positives de la consommation du ciment au début de l’année 2011, à savoir + 13 % à fin avril comparées à la même période de 2010, s’expliquent par plusieurs phénomènes cumulatifs.
Les indicateurs de la construction se sont améliorés durant le deuxième semestre 2010, mais les mauvaises conditions climatiques en fin d’année, et notamment en décembre, ont entraîné une « perte » estimée à plus de 1 % en rythme annuel (- 3 % réels pour – 2 % prévus en 2010 pour l’ensemble de l’année).
À l’inverse, les conditions climatiques favorables, début 2011, ont permis de rattraper en grande partie ce retard. Mais, si les fortes valeurs de ces trois premiers mois de l’année sont caractéristiques d’un rebond, elles ne peuvent être extrapolées sur l’ensemble de l’année.
Cependant, les indicateurs de la construction ont continué de croître au premier trimestre, ce qui exclut un retournement de tendance à court terme.
Des perspectives encourageantes pour la consommation de ciment
Les permis de construire du logement neuf ont fortement augmenté, + 17 % en rythme annuel (valeurs des 12 mois comparée aux 12 mois de l’année précédente), suivi par les déclarations de commencement de travaux à + 13 %. Les permis du non résidentiel, hors agricole, sont en faible croissance avec + 4 % et les mises en chantier se stabilisent progressivement, – 2 % en rythme annuel. Pour leur part, les travaux publics bénéficient de l’activité induite par le bâtiment neuf et le cycle d’investissement des municipalités.
Par ailleurs, les enquêtes d’opinion de l’INSEE confirment l’allongement du carnet de commandes dans le Bâtiment gros œuvre et les Travaux Publics.
Aussi, l’ensemble de l’année 2011 devrait enregistrer une forte croissance pour la consommation de ciment qui peut être estimée à + 4 % au moins suivant les conditions climatiques et macroéconomiques du deuxième semestre 2011. L’hypothèse haute correspondrait à une croissance de 6 %, soit un volume de 21 millions de tonnes.
Un financement par emprunt moins attractif en début 2011
Quelques signaux défavorables au marché de la construction sont apparus en début d’année, tels que la hausse du prix du pétrole et des matières premières, qui va correspondre à un prélèvement supplémentaire sur les revenus des ménages et des entreprises.
Ces hausses se traduisent aussi en inflation importée, dans les indices de prix. Un phénomène qui a conduit la BCE à entamer plus rapidement que prévu la remontée de ses taux directeurs ; les banques ont anticipé et accompagné ce mouvement.
Les taux d’emprunt immobiliers, qui avaient atteint un point bas historique au 4e trimestre 2010, sont depuis début 2011 orientés à la hausse. L’ampleur et l’intensité de cette remontée des taux d’emprunt immobiliers conditionneront la dynamique du marché immobilier de la fin 2011, en particulier pour la solvabilité des primo-accédants. De plus, il apparaîtra en fin d’année un attentisme inévitable, lié aux élections présidentielles et législatives de 2012, car le marché du logement neuf est très sensible aux diverses incitations fiscales.











